Les foncières : un secteur à haut rendement

En offrant un rendement moyen supérieur à 5 %, les sociétés foncières se sont attirées les bonnes grâces des marchés financiers.

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Un parcours boursier sans faute

À la Bourse de Paris, la cinquantaine de sociétés dénommées foncières ou Siic (sociétés d’investissement immobilier cotées) ont le vent en poupe. Selon les calculs de l’IEIF, spécialiste de l’immobilier, le taux de retour sur investissement annualisé (plus value et dividende) des foncières avoisine 4,2 % sur les cinq dernières années. Une performance enviable, comparée aux actions françaises dans leur ensemble (– 4,1 %) ! Sur un an, les parcours boursiers sont encore meilleurs.

Ces entreprises, qui détiennent et gèrent des patrimoines de bureaux, commerces et entrepôts (il n’y a pratiquement plus de foncières de logements), bénéficient à la fois d’une bonne visibilité et d’une rentabilité élevée. Les baux signés avec les locataires se caractérisent par une durée de trois, six ou neuf ans et leur taux de renouvellement est très élevé. Par ailleurs, les charges supportées par ces sociétés sont faibles car leur masse salariale est généralement réduite. Leur rentabilité est donc très élevée : la marge opérationnelle est en moyenne supérieure à 75 %. Des bénéfices qui sont redistribués aux actionnaires : le secteur procure du coup un rendement moyen supérieur à 5 % !

Un rendement élevé !

En contrepartie de leur statut fiscal favorable (le régime Siic créé en 2003 déplace l’imposition des revenus immobiliers au niveau de l’actionnaire), ces sociétés ont l’obligation de distribuer au minimum 85 % des bénéfices provenant des opérations de location et 50 % de ceux provenant des cessions… Petite ombre au tableau, depuis le 21 octobre 2011, il n’est plus possible de faire entrer les Siic dans un PEA. Les actionnaires sont donc forcés d’utiliser un compte titres classique, ce qui est moins avantageux au niveau fiscal.

L’avenir s’annonce toutefois plutôt bien. Les grandes foncières cotées commencent à récolter les fruits des stratégies de recentrage mises en place depuis 2009 pour s’affranchir de la crise. Elles ont réduit leur endettement et ont choisi de se concentrer sur les actifs qui leur paraissent stratégiques. Les spécialistes des centres commerciaux Unibail-Rodamco et Klépierre n’ont gardé que les gros actifs en portefeuille. Par ailleurs, l’accès au financement est favorable : les foncières profitent des taux particulièrement bas sur les marchés obligataires. De plus, tout comme en 2011 et en 2012, l’environnement est propice à une concentration du secteur. Un phénomène qui donne encore plus d’attrait boursier au secteur.

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